Avez-vous déjà trouvé votre 1% de surcroît de rendement ?

Écrit par Dieter Haerens | 5 minutes

« Les petits ruisseaux font les grandes rivières », me répétait mon grand-père quand, à 11 ans, je l'observais avec fascination transcrire les cotations du journal, le Financieel-Economische Tijd à l'époque, sur sa feuille de calcul faite maison. C'était en 1986, l'année précédant le Grand Crash. Puis, à l'aide de sa grande calculatrice - celle avec un rouleau de papier dont il se servait à la boucherie - il calculait le bénéfice (ou la perte) qu'il avait réalisé(e) cette semaine-là sur son portefeuille d'actions. C'est avec lui que j'ai contracté le virus boursier. Mon grand-père fut en effet le principal instigateur de ma passion pour tout ce qui concerne la Bourse et les investissements. Et il savait compter. Bien compter.

Ce qu'il voulait dire, c'est que des différences en pourcentage apparemment faibles peuvent faire une (très) grande différence à long terme. Et il avait raison.

Nous avons déjà parlé de la valeur-temps de l'argent. Einstein a un jour appelé le phénomène « la 8e merveille du monde » : l'intérêt composé. Gagner de l'argent sur de l'argent.

Nous avons déjà parlé de la valeur-temps de l'argent. Einstein a un jour appelé le phénomène « la 8e merveille du monde » : l'intérêt composé. Gagner de l'argent sur de l'argent.

Dans les semaines à venir, les clients des prestataires de services financiers recevront le rapport annuel sur les coûts de la MiFID. Et il est probable que celui-ci fasse froncer quelques sourcils, à en l'expérience de nos clients ces dernières années.

Lisez-le attentivement

Dans cet aperçu annuel, les banques, les gestionnaires d'actifs et autres conseillers financiers doivent clairement indiquer le coût total de l'année écoulée pour un portefeuille d'investissement donné. À la fois en euros et en pourcentage des actifs, tant pour les coûts directs de gestion ou de conseil que pour les coûts des produits sous-jacents et des transactions effectuées.

Les coûts de gestion ou de conseil sont généralement - consciemment - maintenus aussi bas que possible visuellement. C'est de l'argent qui est prélevé directement du compte. Le client voit et ressent clairement cette déduction. Cependant, chez la plupart des prestataires de services, l'essentiel des coûts - malgré ce rapport annuel - reste noyé dans les coûts sous-jacents des produits proposés (souvent des fonds internes) et/ou les frais de transaction facturés et les commissions versées aux éventuels intermédiaires.

Sur cette déclaration annuelle, ces coûts sont indiqués noir sur blanc. Et pourtant, de nombreux clients ne semblent toujours pas avoir saisi la manœuvre. « 800 euros par an pour des conseils financiers, ce n'est pas excessif ». Ajoutez donc le coût des produits sous-jacents, et reparlons-en ensuite.

En Belgique, l'investisseur perd encore facilement 2% sur une base annuelle sur les investissements gérés ou la gestion conseil, voire 2,5% (ou plus malheureusement). Pour un portefeuille plutôt défensif (que détiennent environ 2/3 des Belges) et qui peut donc atteindre un rendement annuel (avant frais) d'environ 5% (avec une proportion de 50% d'actions / 50% d'obligations, par exemple), il n'est pas rare que la banque mange la moitié du rendement. Nous avons déjà calculé que certains clients provenant de banques privées traditionnelles ont gagné moins sur leur portefeuille, après frais, que la banque elle-même.

Chez BinckBank, nous essayons d'être structurellement 1% moins chers par an (en moyenne sur l'ensemble des portefeuilles) que les prestataires de services comparables pour la même qualité à long terme. Pour le moment.

Pourrons-nous continuer ainsi encore longtemps ? J'espère sincèrement que non. J'espère que tous les prestataires de services feront bénéficier leurs clients de cette réduction de 1% par rapport à leurs tarifs actuels. Et que leurs clients pourront empocher ce surcroît de rendement de 1%. Parce qu'à long terme, nous avons un objectif commun : faire en sorte que l'argent de nos clients fructifie le plus possible, en fonction de leur profil de risque.

Après tout, c'est leur argent. Et celui de leurs (petits-)enfants dans un second temps.


Investir comporte des risques, votre investissement peut perdre sa valeur. Plus d’informations au bas de cette page.

Auteur

Dieter Haerens

Dieter Haerens est Country Manager BinckBank Belgique . Passionné par tous les secteurs de l'univers financier, les technologies et la customer centricity, il partage à l'occasion son opinion sur ces sujets.

AVERTISSEMENT

Cet article ne constitue ni un conseil d’investissement ni une invitation à effectuer certains placements dans le chef de BinckBank. Avant d’effectuer un investissement, BinckBank contrôle si celui-ci vous convient sur la base de ce qu’elle sait de vos connaissances et de votre expérience relatives au produit de placement concerné. BinckBank vous avertira toujours s’il s’avère que vous ne disposez pas de connaissances et d’une expérience suffisantes ou si BinckBank n’a pas pu les évaluer.

Tout investissement comporte des risques. De manière générale, un investissement offrant une perspective de rendement élevé comporte des risques élevés.

Le traitement fiscal dépend des circonstances individuelles d'un client et peut être sujet à modifications à l'avenir.

Nos services s'accompagnent de frais et de charges que vous pouvez consulter dans la Liste des tarifs. Vous trouverez toutes les informations utiles et prescrites par la loi dans le Centre Documents.

Ces articles pourraient vous intéresser…