Comment les marchés se sont-ils comportés ?

Novembre : les Bourses explorent de nouveaux sommets

Écrit par Stijn Ceelen | 5 minutes

Comme octobre, novembre fut un excellent mois pour les Bourses mondiales. La Bourse semble cependant évoluer au gré des événements politiques. Si les États-Unis et la Chine parviennent tant bien que mal à conclure rapidement un accord partiel, il est même très probable que décembre dépasse les mois précédents.

Les marchés financiers en 10 secondes (situation au 30 novembre 2019):

    Novembre 2019
Actions (en euros)
Europe   +2,73% +23,97%
États-Unis +4,96% +32,39%
 Japon +1,78% +21,94%
Obligations
Oblig. publiques EMU 3-5 ans -0,36% +2,05%
Oblig. d’entreprises Euro 1-3 ans -0,11% +2,67%
Devises (face à l’euro)
Dollar américain +1,22% +4,06%
Livre britannique +1,15% +5,54%
Yen japonais -0,13% +4,26%

Source : Morgan Stanley Capital International, Barclays, Bloomberg

Le consommateur moyen maintient l’économie américaine à flot

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À en croire les bruits de couloir, les négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis évoluent favorablement. La signature d’un accord partiel était encore à l’ordre du jour à la mi-novembre, mais les troubles persistants au Chili, le pays hôte des négociations, ont empêché de le concrétiser. Reste à espérer que l’appui apporté par les États-Unis aux partis contestataires de Hongkong ne contrecarre pas une nouvelle tentative de signature.

La procédure de destitution lancée contre Donald Trump domine également l’agenda politique. Le Président américain aurait refusé un appui militaire à l’Ukraine jusqu’à ce que ce pays soit disposé à ouvrir une enquête contre Joe Biden, le grand favori dans la course à l’investiture démocrate. Le chef d’État américain en est parfaitement conscient : les prochaines élections présidentielles s’apparenteront à un test de personnalité et Joe Biden exploitera pleinement le soutien qu’il peut recevoir des entreprises.

Malgré ces tensions politiques, l’industrie américaine et l’économie des services continuent à enregistrer une légère croissance. L’Américain moyen continue lui aussi à consommer, d’autant que le marché de l’emploi tourne toujours à plein régime. Une raison de plus pour Jerome Powell et les autres gouverneurs de la banque centrale américaine de tirer le frein à main après trois baisses des taux cette année.

Relève de la garde en Europe

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Sur le continent européen, le mois de novembre a été placé sous le signe de changements au pouvoir. Notre compatriote Charles Michel a notamment pris le relais de Donald Tusk. Le sommet européen des 12 et 13 décembre sera son premier grand test, d’autant que les élections parlementaires britanniques auront également lieu à cette date. Celles-ci promettent une lutte à couteaux tirés entre les socialistes et les conservateurs : après la divulgation d’un rapport sur une ingérence russe et d’accords commerciaux secrets avec les États-Unis, Jeremy Corbyn se rapproche significativement du chef d’État conservateur Boris Johnson.

L’économie européenne continue entre-temps à se contracter. Mais tout ne va pas si mal : le repli de l’industrie est moins marqué qu’au cours des mois précédents et le chômage est à son plus bas niveau depuis juillet 2008. La locomotive allemande connaît encore quelques ratés : l’industrie est en pleine tempête (lisez : en récession). Heureusement, l’économie allemande dans son ensemble garde de justesse la tête hors de l’eau, avec une croissance modeste de 0,1%… Une mise sous perfusion fiscale n’est pas donc pas (encore) nécessaire.

Le Japon au bord de la récession

Malgré une amélioration de l’activité au Japon, les analystes prévoient une contraction de l’économie au quatrième trimestre. Le redressement de novembre par rapport à octobre est en effet considéré comme faible parce que les mauvais résultats d’octobre s’expliquaient avant tout par une taxe sur le chiffre d’affaires et un typhon qui a frappé le Pays du Soleil levant.

Information importante

Quand cet article fait référence à des résultats obtenus par le passé, notez que ces résultats ne constituent pas un indicateur fiable des résultats futurs. Tout investissement comporte des risques. On considère généralement qu’un investissement présentant un rendement attendu plus élevé est également plus risqué.

Auteur

Stijn Ceelen

Stijn Ceelen a été Country Manager pour BinckBank Belgique entre 2017 et 2019. Depuis 2020, il est responsable à l'international de l'Asset Management chez Saxo Bank. A présent que les deux organismes ont uni leurs forces, Stijn est en charge d'analyser l'évolution des marchés financiers chez BinckBank et d'élaborer des stratégies d'investissement intéressantes pour vous inspirer.

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